Publication
il y a 9 mois
Rubrique
Impression 3D
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4 minutes
Introduction
Comme son nom l’indique, le dépôt de filament fondu (FDM) s’appuie sur un filament thermoplastique et sa capacité à se déformer pour produire la pièce. En effet, le matériau utilisé se présente comme une bobine de fil constitué d’un thermoplastique.
Ce filament est entrainé jusqu’à l’extrudeur de l’imprimante dans lequel il est chauffé au dessus de sa température de transition vitreuse mais en dessous de sa température de fusion. Il en résulte un matériau relativement visqueux, homogène et chaud. Il est ensuite extrudé à travers une buse dont le diamètre est contrôlé (souvent 0.4mm), un cordon de plastique chaud et visqueux est alors obtenu en sortie de buse.
La buse est montée sur l’extrudeur de l’imprimante, et cet extrudeur est mobile. La mobilité de ce dernier par rapport au plateau de fabrication (appelé aussi lit d’impression) permet d’extruder le matériau chauffé qui adhère alors au plateau. La buse d’impression parcours ainsi toute la section de la pièce, extrudant au passage le matériau sur le lit d’impression. A la fin de cette étape, la première couche de la pièce est imprimée.
L’opération est ensuite répétée. La couche venant d’être imprimée sert alors de support à la couche actuelle, et ainsi de suite pendant toute la durée d’impression.
Lorsque le matériau est extrudé il quitte le corps chauffé de l’extrudeur et se met alors à refroidir. C’est ce refroidissement qui permet d’obtenir la rigidité nécessaire afin de maintenir la géométrie de la section de pièce imprimée et de supporter la couche qui sera imprimée par dessus. Lors de l’impression d’une couche n, la chaleur diffusée par la buse d’impression vient refaire « fondre » la surface de la couche n-1. Le matériau alors déposé lors de la couche n « fusionne » avec l’interface de la couche n-1, ce qui assure l’adhérence entre les différentes couches.
Le procédé d’impression 3D résine par Stéréolithographie utilise un laser pour polymériser la résine. Un rayon laser est généré, puis en rebondissant sur plusieurs miroirs pilotés par l’imprimante 3D, le laser entre en contact avec de la résine préalablement placée dans un bac dont le fond laisse passer la lumière. Lorsque le faisceau laser entre en contact avec la résine au fond du bac, celle-ci se durcit instantanément. Au début de l’impression, le plateau de fabrication (mobile verticalement suivant l’axe Z) descend dans le bac, ne laissant entre sa surface et le film transparent que l’épaisseur de la première couche à polymériser. Ensuite, le laser est projeté et vient solidifier la résine sur son point d’impact. L’imprimante bouge alors ses miroirs afin de faire parcourir au laser, toute la section de la pièce à imprimer (dans le plan XY). La première couche de l’objet est alors obtenue au fur et à mesure que le laser parcours sa surface. Lorsque celui-ci a parcouru l’ensemble de la section de la pièce, le plateau remonte suivant Z de la hauteur de la couche suivante, puis le processus se répète couche après couche.
Finalement, la pièce est imprimée, accrochée et suspendue au plateau de fabrication. Il ne reste plus qu’à la décrocher et la post-traiter aux UV afin de terminer sa polymérisation.
Le procédé d’impression 3D résine par DLP utilise un projecteur UV pour projeter au fond du bac de résine, l’image de la section de la pièce à polymériser. Toute la couche de la pièce est donc solidifiée en même temps. La lumière émise par le projecteur UV étant diffuse et moins puissante que celle véhiculée par le rayon laser utilisé en SLA, le projecteur doit maintenir pendant quelques instant l’image de la section de la pièce afin que la quantité de lumière générée soit suffisante pour permettre une polymérisation de toute la section.
Une fois la section polymérisée, le plateau d’impression remonte suivant Z et la couche « n » est imprimée sur la couche « n-1 » préalablement polymérisée.
Finalement, la pièce est imprimée, accrochée et suspendue au plateau de fabrication. Il ne reste plus qu’à la décrocher et la post-traiter aux UV afin de terminer sa polymérisation.
Le procédé d’impression 3D résine LCD ou MSLA utilise un écran LED pour générer de la lumière. Cette lumière passe ensuite par un masque opacifiant. Ce masque est composé de pixels pouvant être actifs (laissant passer la lumière) ou bien passifs (ils sont alors noircis et ne laissent pas passer la lumière). Ce maque ne laisse actifs que les pixels qui composent la section de la pièce à imprimer. Il en résulte que seule un image de cette section atteint le fond du bac de résine et que cette section uniquement est polymérisée. Du fait que la totalité de l’écran LED est utilisé au cours de cette opération, une plus grande quantité de lumière est reçu durant le même intervalle de temps qu’avec le procédé DLP, ce qui conduit à un procédé plus rapide.
Une fois la section polymérisée, le plateau d’impression remonte suivant Z et la couche « n+1 » est imprimée sur la couche « n » préalablement polymérisée. Finalement, la pièce est imprimée, accrochée et suspendue au plateau de fabrication. Il ne reste plus qu’à la décrocher et la post-traiter aux UV afin de terminer sa polymérisation.
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